Non qualifiés les travailleurs pauvres ? Pour une analyse en termes de rapports sociaux de la qualification et de la pauvreté en emploi

Des travailleuses et des travailleurs pauvres, mais des emplois mobilisant des qualifications. La permanence du phénomène de non-qualification. La globalisation financière, la recomposition de la division du travail et la transformation du rôle des États. Conclusion Yerochewski, Carole, Elsa Galerand, Frédéric Lesemann, Yanick Noiseux, Sid Ahmed Soussi et Lise St-Germain. « Non qualifiés les travailleurs pauvres ? Pour une analyse en termes de rapports sociaux de la qualification et de la pauvreté en emploi », dans Amine, Samir (dir.), La crise des emplois non qualifiés, Montréal, Presses Internationales Polytechnique, 2015, p.125-163.

Chapitre de Livre

Carole Yerochewski, Elsa Galerand, Frédéric Lesemann, Yanick Noiseux, Sid Ahmed Soussi, Lise St-Germain

La précarisation des emplois et le rôle de l’État

Depuis plusieurs années, le Canada a des programmes d’importation de travailleurs temporaires (telles les aides domestiques en provenance des Philippines, par exemple) ou de travailleurs agricoles saisonniers (du Mexique ou d’Amérique centrale). Cette politique s’est étendue à un nombre fortement accru de travailleurs temporaires dans d’autres secteurs ou «Travailleurs invités» (guest workers) selon les termes du programme. On en compte 338000 en 2014. […] Lesemann, Frédéric. « La précarisation des emplois et le rôle de l’État », Bulletin de liaison de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ), vol. 39, no. 1, 2014, p. 8-9.

Articles de vulgarisation

Frédéric Lesemann

Les travailleurs pauvres : Précarisation du marché du travail, érosion des protections sociales et initiatives citoyennes

L’emploi se transforme. Auparavant relativement stable, il devient de plus en plus précaire, flexible, temporaire. Dans cette vaste transformation, les entreprises autant que l’État -modifient leurs modes d’opération et leur rôle. Compétitivité et productivité sont autant de mots-clés faisant partie du vocabulaire des dirigeants politiques et économiques. Mais à quelles conditions et à quels coûts pour les travailleurs ? Hélas, l’emploi ne permet souvent plus de garantir un niveau de revenu suffisant pour ne pas être pauvre. Ulysse, Pierre-Joseph, Frédéric Lesemann et Fernando J. Pires de Sousa. Les travailleurs pauvres: Précarisation du marché du travail, érosion des protections sociales et initiatives citoyennes, Montréal, Presses de l’Université du Québec, 2014, 298 p.

Ouvrages

Pierre-Joseph Ulysse, Frédéric Lesemann, Fernando J. Pires de Sousa

Note sociopolitique no. 1 : Politiques publiques, protection sociale et progression de l’informalité : les conséquences de la précarisation de l’emploi sur la société

L’informalité du travail se développe dans des secteurs bien identifiés : construction, restauration, services de soins aux personnes (enfants, personnes âgées dépendantes), services domestiques, etc. Les politiques publiques de régulation du travail (salaire minimum, droit du travail, etc.) sont censées encadrer l’ensemble des activités de travail, mais on sait bien qu’elles n’y parviennent que partiellement. Ainsi, une partie importante de travail effectué par certaines catégories d’immigrants, de jeunes, de femmes, mais aussi de ‘jeunes retraités’ échappe à cette régulation publique, et par conséquent à plusieurs des mécanismes de protection sociale. Quelles conséquences cette progression de l’informalité dans le travail risque-t-elle d’entraîner en termes de cohésion sociale, d’exercice de la citoyenneté, de qualité de la vie démocratique, d’une part, mais aussi de qualité des conditions de vie pour les populations concernées ? Lesemann, Frédéric et Groupe interuniversitaire et interdisciplinaire de recherche sur l’emploi, la pauvreté et la protection sociale [GIREPS], Politiques publiques, protection sociale et  progression de l’informalité : les conséquences de la  précarisation de l’emploi sur la société, GIREPS, Québec, avril 2013, 7 p.

Notes sociopolitiques

Frédéric Lesemann

Les « travailleurs pauvres », témoins et acteurs des mutations sociétales en cours

La participation active au marché de l’emploi n’offre plus aujourd’hui de garantie d’apper à la pauvreté, même dans les société industrialisées qui connaissent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale des régimes de protection sociale. L’émergence dans le débat social et académique de la notion de « travailleurs pauvres » témoigne des mutations récentes, tant du marché de l’emploi, de la protection sociale, que des structures familiales et de la conjugalité. Qu’il s’agisse de certaines catégories de jeunes peu scolarisés, de femmes, de familles monoparentales, d’immigrants et de minorités visibles, ces travailleurs se retrouvent dans des formes d’emplois caractérisées par la faiblesse de la rémunération, le temps partiel imposles horaires variables, l’alternance chômage-emploi et les conditions de travail pénibles, bref par une ou plusieurs formes de précarité. Ulysse, Pierre-Joseph et al. « Les « travailleurs pauvres », témoins et acteurs des mutations sociétales en cours », Lien social et politique, no. 61, printemps 2009, p. 123-136.

Articles scientifiques

Pierre-Joseph Ulysse, Frédéric Lesemann, Stéphane Crespo, Jean-Marc Fontan, Marguerite Mendell, Hélène Belleau